Archive pour la catégorie ‘Archéologie / Histoire’

Les Pénélopes

Les Pénélopes

Tableau photographique et sonore exposé du 16 novembre au 4 décembre 2011 au théâtre Liberté à Toulon, créé par Alain Michon et Pascal Fayeton.

Quelle femme n’a pas été une Pénélope attendant avec plus ou moins de sérénité, l’homme de leur vie parti loin et longtemps. Comment une femme vit-elle l’attente du retour de l’être aimé au quotidien ? Fait-elle preuve d’une abnégation aussi grande que celle de Pénélope ?

En référence au spectacle Ithaque programmé en décembre 2011, Alain Michon et Pascal Fayeton se sont inspirés de la longue attente de Pénélope en la transposant de nos jours. Voici ce qu’en disent Alain Michon et Pascal Fayeton « les Pénélopes parlent de l’autre, de l’absence, de l’identité, du nous, du silence, de la relation au temps qui passe ou si peu ».

Partons avec eux dans ce voyage de l’attente auprès de femmes touchantes, amoureuses, fortes et passionnantes.

Présentée par Marion Delhaye, cette émission a été enregistrée à Toulon le 11 novembre 2011 par Alain Michon.

Les graffiti du Cap Sicié

Les graffiti du Cap Sicié

Tout le monde connait le graffiti, de la signature stylisée sur les vitres des wagons de métro à ceux beaucoup plus « élaborés » sur les murs des églises.

Ceux qui nous intéressent aujourd’hui ont été repérés il y a plus d’une quinzaine d’années au Cap Sicié. Ces graffitis dont l’essentiel consiste en la représentation de multiples navires gravés sur une multitude de rochers se comptent par milliers : galères, polacres, naves, pinques, coccas, fustes, chebecs, les uns gravés malhabilement, d’autres, petits chefs d’oeuvre de rigueur tant dans la composition que le détail.

La taille est tout aussi incroyable. Certains sont plus petits que des timbres postes et c’est à la loupe que l’on remarque des détails tels que le timonier à la barre de gouvernail, les ris dans les voiles, les pavillons et bien d’autres éléments.

C’est une journée de découverte dans la montagne, où chaque graffiti repéré sidère les deux archéologues navals. Etonnements, ravissements, commentaires, enthousiasmes égrènent cette promenade effectuée lors d’une chaude journée du mois d’août.

Avec la participation de Michel Daeffler, Quentin Coroller, Marion Delhaye, cette émission a été enregistrée au Cap Sicié entre la Seyne-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages le 13 août 2011.

Flor Enversa, les chansons des troubadours

Flor Enversa, les chansons des troubadours

L’ensemble Flor Enversa se consacre depuis plusieurs années à l’art des troubadours. Nous avons eu l’honneur et le plaisir de les recevoir.

« Flor Enversa chante la lyrique courtoise des troubadours, et emmène son public 800 ans en arrière, dans l’Occitane du Moyen Âge, dans ces cours du sud de la France habitées par la cortesia et la fin’amor. Les troubadours y composent poésie et musique en langue d’oc, et proposent dans leurs chants un nouvel art de vivre guidé par l’amour. Ils louent jeunesse, beauté, générosité, courage, instruction et intelligence, sincérité et noblesse de coeur, qui embellissent la dame désirée, le troubadour lui-même et son chant. Des dames composent aussi, telles Clara d’Anduza ou la Comtesse de Die. Flor Enversa utilise des instruments reconstitués d’après sculptures, enluminures de manuscrits, recherches archéologiques, textes et traités, afin de faire revivre les sonorités du Moyen Âge. La plupart de ces instruments ont été construits par les membres de Flor Enversa« .

Avec Domitille Vigneron (voix, vièles à archet), Thierry Cornillon (voix, fifre, guimbarde), Olivier Féraud (vièles à archets, psaltérion).

Les équipages de la Royale, André Zysberg

Les équipages de la Royale, André Zysberg

La reconstitution des vaisseaux du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle nous laisse souvent pantois de part la grandeur et la majesté de ces navires.

Ces formidables armes de guerre ne sont opérationnelles que si l’Etat trouve les moyens humains pour les manœuvrer. Qu’en est-il de cette recherche massive de marins ? Comment les repère t-on ? Quelles sont leurs conditions de vie ?

André Zysberg, professeur à l’Université de Caen en Histoire Moderne nous décrit la situation souvent difficile de tous ces hommes embarqués dans les navires de La Royale.

Les seigneurs de la musique tzigane

Les seigneurs de la musique tzigane

A l’occasion du triple album « Les seigneurs de la musique tsigane » (édité par la sélection du Reader’s Digest) Véronique Codolban-Kazansky nous raconte l’histoire de sa famille, la « dynastie » des Codolban, originaire de Viziru en Roumanie. Ce furent des musiciens exceptionnels de génération en génération, qui se sont produits dans les lieux les plus prestigieux partout dans le monde, au rythme des révolutions et évènements politiques du XIXème et XXème siècle.

L’ensemble EIA, musiques médiévales

Ensemble EIA, musiques médiévales (1/2)

Ensemble EIA, musiques médiévales (2/2)

La musique médiévale, très à la mode depuis quelques années, est souvent associée aux marchés estivaux dans les grands lieux touristiques. Parfois galvaudée, souvent entendue dans de mauvaises conditions, la mélodie moyenâgeuse est rarement mise en valeur.

Aussi lorsque le Musée Médiéval de Cluny propose des concerts au sein même du majestueux bâtiment situé dans le Ve arrondissement de Paris, on se décide par curiosité à aller jeter un oeil ou plutôt une oreille.

C’est l’ensemble EIA qui est à l’affiche avec Pierre Bourhis (chant), Hélène Decarpignies (chant, flutes), Jean Loup Descamps (vièle et oud), Hervé Maillet (chant, percussion) et Sophie Vierne (vièle, citol).

Le lieu est empreint d’une atmosphère spéciale qui permet de croire que l’on est l’unique habitant de ce splendide hôtel et que les musiciens vont jouer rien que pour nous. Je ne sais pas si ce groupe a conscience de l’effet qu’il produit dés qu’il entame les premières notes mais la magie opère et transporte ses auditeurs dans un monde ancien ou chevalerie, honneur, amour rivalisaient.

Le groupe est attachant par sa simplicité, ses sourires, sa connivence entre eux, les voix chaudes et amicales, le zest d’humour de Sophie, les sourires radieux de Pierre, l’enjouement d’Hélène, la discrétion d’Hervé et le côté un peu père de famille de Jean Loup. Allez au musée de Cluny les écouter, cela vaut le détour. Pas d’excuses, il y a un concert à la fin du mois.

La gauche chilienne, un devoir de mémoire, avec Delphine Grouès et Angel Parra

La gauche chilienne, un devoir de mémoire

Tout doucement les minutes, les heures, les jours, les semaines, les mois, les années s’égrènent nous éloignant de cet épouvantable XXe siècle qui a vu tour à tour naître et disparaître les dictatures à travers le monde. Personne n’est épargné : La Russie, La Chine, La Birmanie, le Vietnam, l’Espagne, l’Allemagne et sa domination nazie sur toute l’Europe, l’Italie et combien d’autres nations comme l’Argentine ou le Chili ont vécu des atrocités.

Delphine Grouès et Angel Para sont venus nous rendre visite afin de mettre en mots, la douleur si lancinante cachée au fond de l’âme de ceux qui ont vécu les arrestations arbitraires, les tortures, les camps de concentration ou le cloaque des prisons. De ceux qui ont supporté jusqu’à l’indicible, la peur, la terreur de mourir anonymement au fond d’un stade. Si l’oubli enveloppe les tourments qui assaillent le peuple chilien dans son ensemble comme les cendres ont pu recouvrir Pompeï, Delphine et Angel sont les archéologues de cette amnésie chilienne.

Ils nous remémorent les faits de cette tragédie et présentent la pièce que Delphine a écrite « la Lueur de l’Ombre » flambeau d’un mouvement collectif sur le devoir de mémoire.

« La lueur de l’ombre », au théâtre Aleph, 30 rue Christophe Colomb, Ivry-sur-Seine, une pièce de Delphine Grouès, mise en scène par Oscar Castro, les jeudi et vendredi du mois d’avril 2010.

Avec Delphine Groues, maître de conférences en histoire à SciencesPo Paris, et Angel Parra, auteur, compositeur, interprète et écrivain, cette émission a été enregistrée à Paris le 1er avril 2010 par Marion Delhaye.

Jean-Pierre Mohen, Conservateur général du patrimoine

Jean-Pierre Mohen, Conservateur général du patrimoine (1/2)

Jean-Pierre Mohen, directeur de la rénovation du musée de l’Homme (2/2)

Qui n’a connu l’université de Paris 1 dans les années 80, ne peut imaginer à quel point cette université était l’image de la vitalité, du progrès, de l’enthousiasme et du renouveau dans la recherche, de cerveaux bien pleins et sans frontières, cela dans n’importe quelle discipline.

C’est pourquoi recevoir Jean-Pierre Mohen, un des enseignants phares de cette période est un honneur.

Au même titre que Jean-Paul Demoule, Marion Lichardus, Yvette Taborin, Robert Fossier, Paul Benoit, Jean Chapelot, Olivier Buchsenchutz et de bien d’autres encore, enseignants tous excessivement brillants, Jean-Pierre Mohen nous a fait voyager avec passion par la pensée, nous permettant d’appréhender d’autant mieux ces périodes difficiles que sont les temps anciens de l’Humanité.

Jean-Pierre Mohen nous parle de sa jeunesse, de ses premiers rapports avec l’archéologie préhistorique puis protohistorique et de la route qu’il a suivie pour toujours entreprendre des projets passionnants.

La vie professionnelle de Jean-Pierre Mohen est remplie de projets, de missions, tous aussi passionnants les uns que les autres. Le dernier en date est celui de la réorganisation du Musée de l’Homme.

Depuis le début du XXe siècle, les scientifiques cherchent à développer la recherche sur l’Homme comme Paul Richet a pu le déterminer : « développer une science de synthèse composée de l’étude des caractères physiques des peuples ou anthropologie proprement dite et de l?étude des caractères matériels des civilisations préhistoriques et subactuelles ».

Quel renouveau peut-on apporter dans la muséologie pour comprendre l’homme dans toute son HUMANITE en militant pour une grande intégrité scientifique sans tomber dans un certain prosaïsme ? Ecoutons Jean-Pierre Mohen nous parler de sa vision d’un grand musée de l’Homme.

« Le Périgord d’Antan » par Alain Bernard

« Le Périgord d’Antan » par Alain Bernard

Alain Bernard est une figure incontournable du Périgord. Journaliste au quotidien Sud-Ouest, cet homme de lettre rivalise de gentillesse, bonhommie, espièglerie et talent d’écriture. Car notre bougre, qui parcourt les rues de Périgueux, un chapeau de paille rivé sur la tête, se met en quatre pour apporter un peu de soleil dans le coeur des Périgordins.

Son dernier ouvrage, en collaboration avec José Santos-Dusser, intitulé « le Périgord d’Antan » retrace un Périgord actif, riche, industrieux aux rues grouillantes de monde que ce soit à Bergerac, Périgueux ou de communes avoisinantes comme Vergt.

Mais que c’est-il donc passé pour que ce Périgord se désertifiant à grande allure se referme complètement sur lui ?

Avec Alain Bernard, écrivain et journaliste, Jean-Pierre Doche, président des Amis de Francisque Poulbot, cette émission a été enregistrée à Paris le 12 novembre 2009 par Marion Delhaye.

Chants maralpins et rebonds de la mémoire maritime

Chants maralpins et rebonds de la mémoire maritime

AutreRadioAutreCulture toujours curieuse par nature, s’intéresse aux multiples projets ayant pour essense le domaine maritime. C’est donc lors de ses pérégrinations méridionales qu’elle a rencontré l’association « TDM-associates ». Cette dernière travaille sur une idée originale : celle d’exhumer, collecter et valoriser le répertoire des chants maralpins.

Maralpins ? Me direz-vous, qu’es acò ? C’est tout simplement ce patrimoine orale caché au fin fond des mémoires des chants niçois et des localités environnantes.

Avec Etienne Dumans et Jacqueline Quintin, association « TDM-Associates » (Nice), Jean-Pierre Gaudet, société « VirNet Communications » (Sophia Antipolis) et Pierre Blasi, écrivain et peintre (Aubagne), cette émission a été enregistrée en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur le 21 août 2009 par Marion Delhaye.